And the winner is… connais pas

Si vous êtes ici, il y a de bonnes chances pour que la bière ne vous soit pas un domaine complètement obscur. Aussi, plutôt que d’aborder les poncifs de ce sujet que vous maîtrisez certainement mieux que moi (« connaissez-vous la Westmalle ? »), nous allons plutôt nous intéresser à des faits ignorés et des breuvages méconnus, comme par exemple la marque la plus vendue au monde.

Ceci est la Snow Beer, la bière la plus écoulée sur la planète en terme de quantité. En 2012, on en consommait chaque jour de quoi remplir douze piscines olympiques, sans qu’elle n’ait jamais à quitter ses frontières ; uniquement brassée en Chine, elle ne s’adresse qu’à son propre bassin de consommateurs, largement assez conséquent pour en faire le leader mondial.

Comme on peut le voir sur cette subtile métaphore
Comme on peut le voir sur cette subtile métaphore

La marque appartient conjointement à SABMiller et à China Resources Entreprise. Fondée en 1994, elle comptait alors deux brasseries, ensuite de quoi elle connut une expansion similaire à celle du pays en lui-même, qui lui vaut aujourd’hui de posséder plus de 90 brasseries à travers le territoire chinois. Contrairement à sa dauphine la Tsingtao, elle n’a jamais cherché à quitter ses frontières, ce qui ne l’empêche pas d’être à peu près deux fois plus consommée.

Graphique

Et c’est apparemment sa seule particularité ; ceux qui y ont goûté décrivent une breuvage quelconque et sans surprise, très comparable à la pression que vous trouvez au rade juste en bas de chez vous. Elle-même n’a du reste pas la prétention d’être exceptionnelle, puisqu’on peut y lire la phrase « relax, it’s fine » sur l’étiquette.

L’année passée toutefois, la marque connaissait sa première baisse en dix ans, avec une chute de 1% dans les ventes. La raison en est que les consommateurs, après des années de Snow, commencent à s’intéresser à cette insignifiante chose que l’on appelle le « marché de la bière ». Les brasseries artisanales éclosent autour de certaines grandes villes tandis que l’importation de marques européennes profite d’une petite hausse.

C’est sûr qu’après 20 ans à consommer toujours la même bière bon marché, on doit avoir le palais gentiment prêt à tester autre chose.

2 réflexions au sujet de « And the winner is… connais pas »

    1. Merci ! Je l’ignorais aussi, mais finalement je ne connais pas grand chose sur le quotidien des Chinois… Pour les bières artisanales apparemment ils s’y mettent, mais je n’ai aucune idée de ce que ça vaut.

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